À plusieurs reprises, j'ai voulu mettre des mots sur les dix jours parisiens que j'étais en train de vivre mais les émotions restaient trop vives, intraduisibles de leur existence. J'avais besoin qu'elles deviennent souvenirs pour les raconter. J'écris pour ne pas oublier le temps de mes vingt-cinq ans, les années folles de ma jeunesse, ma vie à mille à l'heure qui un jour, peut-être, ralentira avec sérénité. Je veux pouvoir me rappeler les beaux jours, les belles personnes, la vie.
Tout a commencé par un gâteau poire-caramel grignoté dans son canapé noir, ses sourires et sa force, mes deux amies près de moi, les mots qui nous manquaient mais nous étions ensemble et c'était là le principal. Paris sous la neige était gris, j'avais du mal à reprendre mes repères dans cette ville pourtant quittée quelques semaines plus tôt seulement. Dans les bouchons pour rejoindre le sud de la banlieue parisienne, la voix de Stéphane Hessel m'interpelait, le doux soufflement des enfants assoupis rythmant la monotonie du périphérique.
Chez mes parents, je retrouve l'odeur du thé et du pain d'épice, la douceur des draps fraichement lavés, la chaleur des plaids et de la tisane qu'on accompagne de gros carrés de chocolat le soir. J'aime les voir heureux dans leur vie à deux après avoir passé vingt-cinq ans à élever un, puis deux, trois et quatre enfants joyeux braillards, pas toujours faciles mais avec de vraies racines pour bien démarrer leur vie d'adulte, et j'espère que je saurai, moi aussi, donner à mes enfants cette possibilité-là.
Lors d'un déjeuner chez mon amie Gaëlle, nous discutons cheveux, enterrement de vie de jeune fille, mecs et boulot, on décide qu'elle me fera un tie and dye avant que je reparte - bon, ça ce n'était pas l'idée du siècle en fait, j'en voulais un depuis longtemps mais je crois que c'est vraiment mieux sur les cheveux un peu plus courts que les miens - et puis en vitesse, je file déposer les enfants à mon beau-frère et fonce vers Paris pour rencontrer la couturière qui s'occupera de ma robe de mariée. Je ne sais pas encore à quel point je serai séduite par cette femme si généreuse, comme on se comprendra à demi-mots et qu'après quelques minutes de discussion à peine, Marie dessinera LA robe dont je rêve, ravie et complètement emballée par celle-ci - elle me confiera même que de toutes les robes créées, c'est sans doute sa préférée.
Je me marie dans quatre mois, je n'avais pas vraiment réalisé jusqu'à ce jour le peu de temps qu'il me restait pour préparer cet événement. Brusquement, l'euphorie et le stress m'envahissent. Je crée des listes à rallonge pour me rassurer, je passe des dizaines de coups de téléphone, je ne laisse plus trop de place au rêve mais je savoure chaque préparatif, bien plus que je l'aurais imaginé. Chaque détail compte et je voudrais que tout soit parfait, que ce mariage nous ressemble et soit généreux.
Je me marie dans quatre mois, je n'avais pas vraiment réalisé jusqu'à ce jour le peu de temps qu'il me restait pour préparer cet événement. Brusquement, l'euphorie et le stress m'envahissent. Je crée des listes à rallonge pour me rassurer, je passe des dizaines de coups de téléphone, je ne laisse plus trop de place au rêve mais je savoure chaque préparatif, bien plus que je l'aurais imaginé. Chaque détail compte et je voudrais que tout soit parfait, que ce mariage nous ressemble et soit généreux.
Les jours suivants, j'enchaîne les repas entre amis, un resto-concerts entre deux répèts de mon amie comédienne, un brunch où mes amies m'incitent à créer notre blog-mode, les cafés-tuiles aux amandes au coin de la cheminée, un goûter chez Solène où j'observe mon grand bébé de deux ans très intrigué par l'oisillon que mon amie a mis au monde il y a cinq mois. Ces moments sont ponctués par des discussions chiffons-chignons-fanions et je suis touchée, émue même, par la joie et l'excitation de mes amis lorsque l'on parle de notre mariage. Le soir, chez mes parents, j'enfonce la sourdine du piano pour répéter un morceau de Delerm pour faire une surprise à mon amoureux ce fameux jour, parfois interrompue par ses appels pendant lesquels il me fait toujours rire, mon fou à lier, mon allié fou.
Au bord de la mer, le mois de mars a commencé par une pluie de grêlons. Avec les enfants, nous nous réfugions au salon de thé après le cours de danse de ma grande fille et je sens portée par tout le bonheur ressenti pendant dix jours. Mars ne pourra qu'être wonderful si je garde cette douce ivresse en moi.
Dans huit jours, j'aurai vingt-six ans et j'espère pouvoir me relire un jour disant que ce fut un bel âge.
Dans huit jours, j'aurai vingt-six ans et j'espère pouvoir me relire un jour disant que ce fut un bel âge.

un tourbillon ... plein de joie ici... Ca fait plaisir...et j'imagine le bonheur de dessiner petit à petit cette nouvelle vie...
RépondreSupprimerLes beaux souvenirs...26 ans mais quelle jeunesse...je vais avoir 10 ans de plus que toi dans 3 jours ;)
RépondreSupprimeroh, je savais pas , feloches !!! tu connais le blog fi(ll)ancée ?
RépondreSupprimerAh non je ne connaissais pas, je vais voir ça, merci ! Le seul blog que je suis activement, c'est la mariée aux pieds nus ;)
SupprimerSupeeeer ! Congrats !!! Ça va être chouette ces préparatifs !
RépondreSupprimerSupeeeer ! Congrats !!! Ça va être chouette ces préparatifs !
RépondreSupprimerBelles péripéties, et la suite, oh la la ce sera bien! Mais oui cest vrai qu'on est presque jumelles à quelques jours près nous deux!
RépondreSupprimerTrop bientôt même ! Mais les choses se mettent en place tranquillement, ouf !
SupprimerAh, tu m'as manqué!Merci pour ton billet et toute ta fraicheur;)
RépondreSupprimerMerci Solène, tu es ♥ !
Supprimertoi aussi tu es une fille de mars ? bon, pas du tout du tout de la même année, mais les filles de mars, c'est des wonderful girls !
RépondreSupprimeret puis quel joli projet pour cette année !!!
garde ton ivresse, elle a un charme fou
Oui, les filles de mars sont des super-nanas, c'est bien connu !
Supprimeroh mais tu vas bien profiter de tes 26 printemps, ç'est sûr ;-))
RépondreSupprimerDes bien jolies bouts de vies...
RépondreSupprimerUn bel âge; de beaux mots.
RépondreSupprimerC'était tellement chouette de te voir et t'écouter raconter tes beaux projets. Oui le bel âge, mais ce qui est bien c'est que ça continue... 30 ans c'est pas mal non plus ! Tes beaux enfants ont fait la journée de mon Léon <3 !
RépondreSupprimer... que de plaisir à venir, de petits moments et de grands moments de bonheur... je me suis mariée l'année de mes 26 ans moi aussi... tu me rendrais presque nostalgique... bientôt seize ans après, j'aimerais recommencer tous les ans!... pour le bonheur de partager avec les gens que j'aime l'amour de ma vie!... j'espère que tu nous offriras des bribes de préparatifs... enjoy!!!
RépondreSupprimerSofia comme à chaque fois que je passe ici je suis charmée par tes mots et l'atmosphère qui se dessine sous leurs courbes :-) J'aime aussi cette fin de message qui fait terriblement et doublement écho ici, le mariage dans quatre mois aussi mais pas encore de robe et l'ivresse heureuse depuis mon évasion durant les vacances, revenue boostée et remplie de bonheur. Avril sera encore meilleur mais tu es une fille de mars et moi d'avril ;-)
RépondreSupprimerSi mars est wonderful et avril encore meilleur, alors je prends :-)
Supprimermerci Juliette !
De retour... :)
RépondreSupprimerAhhhhh trop énervée....j'avais écrit un pavé mélangé de poésie pour répondre à ce beau billet...hélas le i-Phone n'en a pas vouluuuuuuuuuu!!!
RépondreSupprimerTu te rends compte...26 ans et une vie de mega grande c'est dingue....
Continue à croquer et à avoir cette soif de vie de sourire et de moments plus qu' heureux avec ceux que tu aimes****
Oh les jolis mots...
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